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Le Laboratoire d’Immunologie
parasitaire est inclus dans l’Unité fonctionnelle
de Parasitologie. Ce secteur regroupe un ensemble de techniques
ayant pour but la mise en évidence indirecte d’un parasite,
en recherchant les témoins de l’infection : les anticorps
spécifiques.
Le diagnostic immunologique des maladies parasitaires est
nécessaire lorsque la découverte du parasite
par examen direct est impossible ou difficile.
Il s’agit d’un test indirect qui ne
doit pas se substituer à l’examen direct, seul capable
d’apporter une certitude diagnostique en visualisant l’agent
pathogène.
Ses indications sont très
précises : |
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- les phases tissulaires de migration larvaire dans
les helminthoses, lorsque le parasite est immature et incapable
d’émettre des œufs ou des larves (ex : fasciolose, schistosomose).
- les impasses parasitaires où l’homme est
infesté par une forme larvaire d’un parasite d’animal
qui n’atteindra jamais le stade adulte (ex : toxocarose).
- les localisations tissulaires profondes où le
parasite est difficilement accessible (ex : amibose hépatique, hydatidose,
cysticercose).
- les stades chroniques de certaines parasitoses ayant
évolué vers une « séquestration » des parasites
(ex : trichinellose, maladie de Chagas ou trypanosomose américaine,
toxoplasmose).
- les infections à charge parasitaire faible ou intermittente,
en dehors des pics parasitémiques (ex : paludisme, trypanosomose
africaine, filarioses).
- les helmintoses en phase d’état avec ponte intermittente
des œufs (périodes coprologiquement muettes ) (ex :
fasciolose, schistosomose).
- le diagnostic rétrospectif après un traitement spécifique
entrepris sans preuve parasitologique (ex : paludisme, amibose).
- les surveillances post-thérapeutiques et les recherches
d’éventuelles rechutes (ex : hydatidose, fasciolose,…).
- les études épidémiologiques de masse
pour apprécier la prévalence d’une parasitose dans une
population.
Ses indications s’appliquent aux diagnostics de Protozooses et
d’Helminthoses
Le diagnostic immunologique des maladies parasitaires
suivantes est réalisé au Laboratoire de Parasitologie-Mycologie
du CHU de Montpellier :
-- Protozooses : amibose,
leishmaniose, paludisme, toxoplasmose, trypanosomose africaine et trypanosomose
américaine
-- Helminthoses : cysticercose,
distomatose, filariose, hydatidose (kyste hydatique ou échinococcose
alvéolaire), schistosomose, toxocarose et trichinellose
En ce qui concerne le diagnostic immunologique de la Toxoplasmose,
le Laboratoire constitue un «pôle de référence
pour la région Languedoc-Roussillon» ( rapport d’inspection
Diagnostic Prénatal Biologie Fœtale en vue du diagnostic de
maladies infectieuses de la DDASS, octobre 2000) .
Dans le cadre de la prévention de la Toxoplasmose congénitale,
de nombreux sérums de femmes enceintes sont reçus quotidiennement
de Laboratoires d’analyses médicales pour expertise sérologique
; dans certains cas, les patientes sont adressées directement au
Laboratoire, par leur gynécologue ou leur médecin traitant,
pour prise en charge sérologique. Cette activité de diagnostic
immunologique de la Toxoplasmose participe au diagnostic prénatal
de la Toxoplasmose congénitale : son but est de dater les
contaminations toxoplasmiques et d’évaluer ainsi le risque
fœtal. Les indications de diagnostic prénatal sont
ainsi posées.
Diagnostic prénatal de la Toxoplasmose
congénitale
Ce diagnostic permet in utero de dépister
les fœtus contaminés. Il doit être effectué sur
des indications précises : contamination maternelle en cours de
grossesse. Il consiste à réaliser un prélèvement
de liquide amniotique (amniocentèse) pour recherche du Toxoplasme
par PCR.
Un agrément ministériel est obligatoire pour effectuer ce
diagnostic. Il a été accordé à deux praticiens
du Laboratoire de Parasitologie-Mycologie du CHU de Montpellier :
Dr F. Pratlong et Dr P. Bastien. Cette
responsabilité a été accordée, par arrêté
ministériel du 6 Mai 1996, pour pratiquer les examens biologiques
en vue du diagnostic prénatal de la toxoplasmose congénitale.
Le renouvellement a été autorisé par arrêté
ministériel du 30 novembre 2000 jusqu’au 20 mars 2007.
Le Laboratoire, doté de cet agrément, fait parti du Centre
Pluridisciplinaire de Diagnostic Prénatal du CHU de Montpellier
(agrément ministériel du 20 avril 1999).
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