Le diagnostic moléculaire de la toxoplasmose
Chez le fœtus et chez l’immunodéprimé,
la toxoplasmose, habituellement bénigne,
peut avoir des conséquences dramatiques ; et la détection
d’anticorps spécifiques par diverses méthodes
sérologiques peut être d’interprétation
difficile Le diagnostic définitif sera donc apporté
dans ces cas par la détection directe du parasite.
- La PCR sur liquide amniotique est devenu en quelques
années l’examen essentiel pour le diagnostic
prénatal de la toxoplasmose congénitale
et la prise en charge des patientes contaminées par le toxoplasme
au cours de la grossesse.
- Le diagnostic néonatal réalisé
par PCR sur le placenta et le sang du cordon est
un élément important du suivi d’un nouveau-né
potentiellement contaminé lorsque la mère n’a
pas bénéficié d’un diagnostic prénatal
ou même lorsque ce dernier a été négatif.
- Du fait de la prévalence croissante de l’immunodépression
(SIDA, transplantations d’organe, chimiothérapies …),
la détection directe par PCR des toxoplasmes dans le sang
et dans divers prélèvements (LCR, biopsies cérébrales,
liquide pleural...) est devenu un examen essentiel à forte
valeur prédictive positive.
Le diagnostic
moléculaire de la leishmaniose
En complément ou en remplacement des techniques d’examen
direct et de culture, la PCR sur le sang et/ou
sur la moelle osseuse permet le diagnostic initial et le suivi post-thérapeutique
des leishmanioses viscérales, en particulier
celles survenant au cours du SIDA. Les avantages
de cette analyse sont d’une part son extrême sensibilité,
qui peut permettre un diagnostic sur une simple prise de sang, et
d’autre part le fait qu’elle autorise une réponse
plus rapide que la culture.
La PCR sur biopsies cutanées peut être réalisée
pour le diagnostic des leishmanioses cutanées
ou cutanéo-muqueuses.
- Identification biochimique et moléculaire
des Leishmania (responsables Drs F. Pratlong et C. Ravel). |