Responsable Dr P. Bastien Laboratoire hospitalier - Diagnostic Moléculaire


Parasitologie

Mycologie

Immunologie parasitaire

Diagnostic moléculaire

Le secteur de diagnostic moléculaire fait partie de l’Unité fonctionnelle de Parasitologie. Le diagnostic moléculaire des maladies parasitaires consiste à mettre en évidence l’ADN du parasite dans des prélèvements divers. Parmi les maladies parasitaires, le diagnostic de la toxoplasmose et de la leishmaniose bénéficie largement de l’apport des outils moléculaires. Ces méthodes, complexes et délicates, restent pour l’instant l’apanage des C.H.U. et de quelques grands centres de diagnostic.

Le principe du diagnostic moléculaire

Après extraction de l’ADN total présent dans un prélèvement de tissu humain, l’ADN parasitaire est sélectivement amplifié par une réaction de polymérisation en chaîne (PCR) grâce à l’utilisation d’amorces spécifiques. Ces amorces sont définies dans un gène « cible » dont au moins une partie de la séquence est spécifique du parasite à détecter. L’obtention de produits d’amplification spécifiques après PCR signe la présence de l’ADN du parasite dans le prélèvement, et dans l’immense majorité des cas, la présence du parasite lui-même.


Le diagnostic moléculaire de la toxoplasmose

Chez le fœtus et chez l’immunodéprimé, la toxoplasmose, habituellement bénigne, peut avoir des conséquences dramatiques ; et la détection d’anticorps spécifiques par diverses méthodes sérologiques peut être d’interprétation difficile Le diagnostic définitif sera donc apporté dans ces cas par la détection directe du parasite.
- La PCR sur liquide amniotique est devenu en quelques années l’examen essentiel pour le diagnostic prénatal de la toxoplasmose congénitale et la prise en charge des patientes contaminées par le toxoplasme au cours de la grossesse.
- Le diagnostic néonatal réalisé par PCR sur le placenta et le sang du cordon est un élément important du suivi d’un nouveau-né potentiellement contaminé lorsque la mère n’a pas bénéficié d’un diagnostic prénatal ou même lorsque ce dernier a été négatif.
- Du fait de la prévalence croissante de l’immunodépression (SIDA, transplantations d’organe, chimiothérapies …), la détection directe par PCR des toxoplasmes dans le sang et dans divers prélèvements (LCR, biopsies cérébrales, liquide pleural...) est devenu un examen essentiel à forte valeur prédictive positive.

Le diagnostic moléculaire de la leishmaniose

En complément ou en remplacement des techniques d’examen direct et de culture, la PCR sur le sang et/ou sur la moelle osseuse permet le diagnostic initial et le suivi post-thérapeutique des leishmanioses viscérales, en particulier celles survenant au cours du SIDA. Les avantages de cette analyse sont d’une part son extrême sensibilité, qui peut permettre un diagnostic sur une simple prise de sang, et d’autre part le fait qu’elle autorise une réponse plus rapide que la culture.
La PCR sur biopsies cutanées peut être réalisée pour le diagnostic des leishmanioses cutanées ou cutanéo-muqueuses.

- Identification biochimique et moléculaire des Leishmania (responsables Drs F. Pratlong et C. Ravel).

 
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